Chapters (30)
- Loco
- ILa vérité
- IIEnquête
- IIILe rhapsode
- IVNécropole
- VL’autre singe
- VIDes pieds d’argile
- La mort est une garce
- VIIRoutes difficiles
- VIIIL’endroit de sa chute
- IXContact
- XSoleil et ombre
- Ages sombres
- XILe terrain de chasse
- XIIEn dessus et en dessous
- XIIIL’enfant prophétique
- XIVLe Tabernacle
- Saints et pécheurs
- XVLe prix à payer
- XVIMaintenant ou jamais
- XVIIDélire
- XVIIILa colère des vertueux
- La bonne nuit
- XIXUn visage sans amis
- XXPulsions
- XXICe désir-là
- XXIILe triomphe du Masque
- XXIIILa traque
- XXIVCabale
- XXVReste avec moi
Les yeux toujours braqués sur la porte, elle recula sur le trottoir en direction de la voiture. Ce fut seulement à ce moment-là qu’elle se rendit compte qu’elle tenait toujours en main l’arme du crime, la serrant si fort qu’elle lui semblait presque collée à sa main. Elle n’avait pas d’autre choix que de l’emporter avec elle et de l’offrir à la police en même temps que son témoignage. Une fois arrivée près de la voiture, elle ouvrit la portière et monta, ne quittant l'immeuble calciné des yeux que lorsque les portières furent verrouillées. Puis elle jeta le couteau sur le tapis de sol, devant le siège du passager, fit démarrer le moteur et s’en fut.
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L’alternative qui se présentait à elle était la suivante : la police ou Midian. Une nuit d’interrogatoire ou un retour à la nécropole. Si elle optait pour la première solution, elle ne pourrait pas prévenir Boone des intentions de Decker. Mais si celui-ci avait menti, et si Boone n’avait pas survécu aux balles ? Non seulement elle se serait enfuie du lieu du crime, mais elle se mettrait à la portée des Enfants de la Nuit, et ceci inutilement.
La veille, elle aurait choisi la loi. Elle se serait fiée à ses procédures pour éclaircir tous ces mystères ; elle se serait fiée à ses représentants pour croire son récit et pour amener Decker devant la justice. Mais la veille, elle croyait que les bêtes étaient des bêtes et les enfants des enfants. Elle croyait que seuls les morts vivaient dans la terre et qu’ils y avaient trouvé le repos. Elle croyait que la raison d’être des docteurs était de soigner et de guérir ; et qu’elle aurait dit en voyant le dément ôter son masque : « Mais bien sûr, c’est un visage de dément. »
Elle s’était trompée, elle s'était complètement trompée. Ses présuppositions de la veille avaient été emportées par le vent. N’importe quoi pouvait être vrai.
Boone était peut-être vivant.
Elle se mit en route pour Midian.