Chapters (30)
- Loco
- ILa vérité
- IIEnquête
- IIILe rhapsode
- IVNécropole
- VL’autre singe
- VIDes pieds d’argile
- La mort est une garce
- VIIRoutes difficiles
- VIIIL’endroit de sa chute
- IXContact
- XSoleil et ombre
- Ages sombres
- XILe terrain de chasse
- XIIEn dessus et en dessous
- XIIIL’enfant prophétique
- XIVLe Tabernacle
- Saints et pécheurs
- XVLe prix à payer
- XVIMaintenant ou jamais
- XVIIDélire
- XVIIILa colère des vertueux
- La bonne nuit
- XIXUn visage sans amis
- XXPulsions
- XXICe désir-là
- XXIILe triomphe du Masque
- XXIIILa traque
- XXIVCabale
- XXVReste avec moi
Soudain, il fut sur elle. Elle interposa la lame qui avait tué Sheryl entre elle et lui. Cela ralentit son avance, mais ne l’arrêta pas.
— Seriez-vous vraiment capable de faire ça ? lui dit-il. Je ne le pense pas. Et je parle d’expérience. Les gens sont trop timorés, même lorsque c’est leur vie qui est en jeu. Et ce couteau, bien sûr, a déjà été émoussé sur cette pauvre Sheryl. Il vous faudra vraiment l’enfoncer très profondément en moi pour qu’il laisse une trace.
Il parlait d’une manière presque enjouée, avançant toujours.
—Mais j’aimerais quand même vous voir essayer, dit-il. J’aimerais vraiment. Vous voir essayer.
Elle vit du coin de l’œil un tas d’assiettes empilées à quelques centimètres de son coude. Lui offriraient-elles un répit suffisant pour regagner la porte ? se demanda-t-elle. Si elle se lançait dans un combat au couteau avec ce maniaque, elle perdrait, cela ne faisait aucun doute. Mais peut-être parviendrait-elle à triompher par la ruse.
— Allez. Essayez donc. Tuez-moi si vous le pouvez. Pour Boone. Pour ce pauvre dingue de Boone…
Alors que ses paroles se transformaient en rire, elle lança sa main blessée vers les assiettes, en saisit une pile et la jeta sur le sol aux pieds de Decker. Une deuxième pile les suivit, puis une troisième, les morceaux de porcelaine volant dans toutes les directions. Il fit un pas en arrière, levant les mains vers son visage afin de se protéger, et elle saisit aussitôt sa chance, se précipitant vers la voûte. Elle la franchit et se retrouva dans la salle du restaurant avant de l’entendre derrière elle, lancé à sa poursuite. L’avance dont elle disposait était suffisante pour lui permettre d’atteindre la porte d’entrée et de se jeter dans la rue. Une fois sur le trottoir, elle fit immédiatement demi-tour pour faire face à la porte à travers laquelle il allait surgir. Mais il n’avait aucune intention de la suivre en pleine lumière.
— Elle est maligne, la salope, dit-il depuis les ténèbres. Je vous aurai. Quand j’en aurai fini avec Boone, je reviendrai m’occuper de vous ; vous pouvez compter les minutes qui vous restent à vivre.