Chapters (30)
- Loco
- ILa vérité
- IIEnquête
- IIILe rhapsode
- IVNécropole
- VL’autre singe
- VIDes pieds d’argile
- La mort est une garce
- VIIRoutes difficiles
- VIIIL’endroit de sa chute
- IXContact
- XSoleil et ombre
- Ages sombres
- XILe terrain de chasse
- XIIEn dessus et en dessous
- XIIIL’enfant prophétique
- XIVLe Tabernacle
- Saints et pécheurs
- XVLe prix à payer
- XVIMaintenant ou jamais
- XVIIDélire
- XVIIILa colère des vertueux
- La bonne nuit
- XIXUn visage sans amis
- XXPulsions
- XXICe désir-là
- XXIILe triomphe du Masque
- XXIIILa traque
- XXIVCabale
- XXVReste avec moi
Eigerman avait reçu deux nouveaux appels de Midian durant l’heure écoulée. Le premier de Tommy, à qui il avait ordonné de retourner dans le cimetière et d’aider Pettine à contenir l’ennemi en attendant l’arrivée des renforts, et le second de Pettine lui-même, qui avait informé Eigerman qu’un des occupants de Midian avait réussi à faire une sortie. Il avait filé par la porte principale pendant que ses complices créaient une diversion. La nature de cette diversion expliquait non seulement la toux qui secouait Pettine tandis qu’il faisait son rapport, mais aussi l’incapacité de l’escouade à se lancer à la poursuite du fuyard. Quelqu’un avait mis le feu aux pneus de leurs voitures. La conflagration était en train de consumer les véhicules, y compris la radio grâce à laquelle le rapport était transmis. Pettine était en train d’expliquer qu’il n’y aurait pas de bulletins ultérieurs lorsque la communication fut coupée.
Eigerman garda cette information par-devers lui, craignant qu’elle ne refroidisse l’enthousiasme de ceux qui allaient se lancer à l’offensive. C’était amusant d’aller tuer quelqu’un, mais il n’était pas sûr de garder tous ses volontaires en ligne s’ils venaient à apprendre que certains de ces salauds étaient résolus à leur résister.
Alors que le convoi se mettait en route, il consulta sa montre. Il leur restait peut-être deux heures et demie avant l’arrivée du crépuscule. Trois quarts d’heure pour aller jusqu’à Midian, restait une heure trois quarts pour régler leur compte à ces salauds avant que la nuit ne vienne les épauler. Ce délai serait amplement suffisant, à condition qu’ils s’organisent. Mieux valait traiter cette expédition comme si elle n’avait rien d’extraordinaire, supposa Eigerman. Faire sortir ces salauds en plein jour et observer ce qui se passait. S’ils étaient réduits en pièces, comme le prétendait sans cesse ce pisseux de Tommy, alors ce serait une preuve amplement suffisante pour que n’importe quel juge puisse déclarer ces créatures impies. Sinon — si Decker avait menti, si Pettine était encore défoncé, et s’il s’était déplacé pour rien —, il trouverait quand même quelqu’un à abattre pour ne pas perdre sa journée. Peut-être qu’il irait coller une balle dans le zombie de la cellule 5 ; l’homme qui n’avait pas de pouls et dont le visage était couvert de sang.
Quoi qu’il arrive, il ne laisserait pas ce jour s’achever sans que les larmes aient coulé.
CINQUIÈME PARTIE
La bonne nuit
« Aucune épée ne te touchera. Hormis la mienne. »
Serment amoureux (Anonyme)