Chapters (30)
- Loco
- ILa vérité
- IIEnquête
- IIILe rhapsode
- IVNécropole
- VL’autre singe
- VIDes pieds d’argile
- La mort est une garce
- VIIRoutes difficiles
- VIIIL’endroit de sa chute
- IXContact
- XSoleil et ombre
- Ages sombres
- XILe terrain de chasse
- XIIEn dessus et en dessous
- XIIIL’enfant prophétique
- XIVLe Tabernacle
- Saints et pécheurs
- XVLe prix à payer
- XVIMaintenant ou jamais
- XVIIDélire
- XVIIILa colère des vertueux
- La bonne nuit
- XIXUn visage sans amis
- XXPulsions
- XXICe désir-là
- XXIILe triomphe du Masque
- XXIIILa traque
- XXIVCabale
- XXVReste avec moi
Il y eut quelques applaudissements parmi les spectateurs, en uniforme ou non, lorsqu’ils découvrirent le tueur enchaîné. Decker se joignit à eux, hochant la tête et souriant, tandis que l’on conduisait Boone, la tête inclinée pour se protéger du soleil, vers une voiture de police.
Lori observa la scène, plusieurs sentiments contradictoires se disputant son attention. Le soulagement à l’idée de savoir que Boone n’avait pas été abattu sur place, mêlé à l’horreur de ce qu’elle savait être ; la rage devant le numéro de Decker et le dégoût pour ceux qui s’y laissaient prendre.
Tellement de masques. Etait-elle la seule à n’avoir aucune vie secrète ? A n’avoir aucun moi tapi dans sa moelle ou dans son esprit ? En ce cas, peut-être n’avait-elle aucun rôle à jouer dans ce jeu d'apparences ; peut-être que Boone et Decker étaient les vrais amants, échangeant coups et attitudes mais nécessaires l’un à l’autre.
Et elle avait serré cet homme contre elle, avait exigé d’être embrassée par lui, avait posé ses lèvres sur son visage. Elle ne pourrait plus jamais faire une chose pareille, sachant ce qui se trouvait derrière ses lèvres, derrière ses yeux. Elle ne pourrait jamais embrasser la bête.
Alors pourquoi cette idée lui faisait-elle battre le cœur ?
XVI
Maintenant ou jamais
1
Qu’est-ce que vous me racontez ? Il y a d’autres suspects dans cette affaire ? Une sorte de culte ?
Decker reprit son souffle pour lancer une nouvelle fois son avertissement au sujet de Midian. Lorsque leur chef leur tournait le dos, ses hommes le traitaient de tous les noms sauf du sien. Au bout de cinq minutes passées en sa présence, Decker savait pourquoi ; au bout de dix, il projetait déjà de le découper en morceaux. Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, il avait besoin d’Irwin Eigerman : et Irwin Eigerman avait besoin de lui, même s’il n’en savait rien. Tant que durait le jour, Midian était vulnérable, mais il fallait faire vite. Il était déjà 13 heures. Le crépuscule était peut-être encore loin, mais Midian aussi. Plusieurs heures seraient nécessaires pour envoyer là-bas une escouade chargée d’arracher le mal à la racine ; et chaque minute perdue en palabres était une minute gâchée.
— Sous le cimetière, dit Decker, reprenant là où il avait commencé une demi-heure auparavant.