Back Cabale
Chapters (30)
  1. Loco
  2. ILa vérité
  3. IIEnquête
  4. IIILe rhapsode
  5. IVNécropole
  6. VL’autre singe
  7. VIDes pieds d’argile
  8. La mort est une garce
  9. VIIRoutes difficiles
  10. VIIIL’endroit de sa chute
  11. IXContact
  12. XSoleil et ombre
  13. Ages sombres
  14. XILe terrain de chasse
  15. XIIEn dessus et en dessous
  16. XIIIL’enfant prophétique
  17. XIVLe Tabernacle
  18. Saints et pécheurs
  19. XVLe prix à payer
  20. XVIMaintenant ou jamais
  21. XVIIDélire
  22. XVIIILa colère des vertueux
  23. La bonne nuit
  24. XIXUn visage sans amis
  25. XXPulsions
  26. XXICe désir-là
  27. XXIILe triomphe du Masque
  28. XXIIILa traque
  29. XXIVCabale
  30. XXVReste avec moi

— Il existe un lien assez fort entre vous deux, dit Rachel.

— Il le semblerait bien, dit Lori en s’asseyant. Est-ce qu’elle est blessée ?

— Pourquoi vous ne me le demandez pas ? dit Babette. Je suis là, moi aussi.

— Je m’excuse, dit Lori, contrite. Est-ce que tu t’es coupée, toi aussi ?

— Non. Mais j’ai senti votre blessure.

— Elle est empathique, dit Rachel. Elle ressent ce que les autres ressentent ; en particulier s’il existe un lien émotionnel entre elle et eux.

— Je savais que vous veniez ici, dit Babette. Je voyais à travers vos yeux. Et vous pouvez voir à travers les miens.

— Est-ce que c’est vrai ? demanda Lori, s’adressant à Rachel.

— Vous pouvez la croire, fut sa réponse.

Lori n’était pas tout à fait sûre de pouvoir se relever, mais elle décida de mettre son corps à l’épreuve. C’était plus facile qu’elle ne l’aurait cru. Elle se releva sans la moindre difficulté, sentant que ses membres étaient robustes, sa tête claire.

— Voulez-vous m’emmener auprès de Boone ? demanda-t-elle.

— Si c’est ce que vous souhaitez.

— Il était là depuis le début, n’est-ce pas ? dit-elle.

— Oui.

— Qui l’a amené ici ?

— Amené ?

A Midian.

— Personne.

— Il était presque mort, dit Lori. Quelqu'un a dû le faire sortir de la morgue.

— Vous n’avez pas encore compris, n’est-ce pas ? dit Rachel d’une voix sinistre.

— Au sujet de Midian ? Non, pas vraiment.

— Pas seulement au sujet de Midian. Au sujet de Boone, et de sa présence ici.

—Il pense qu’il fait partie des Enfants de la Nuit, dit Lori.

— Il en faisait partie, jusqu’à ce qu’il trahisse sa parole.

— Nous allons donc partir, répondit Lori. C’est ce que veut Lylesburg, n’est-ce pas ? Et je n’ai aucun désir de rester ici.

— Où irez-vous ? demanda Rachel.

— Je ne sais pas. Peut-être à Calgary. Ça ne devrait pas être difficile de prouver la culpabilité de Decker. Ensuite, nous recommencerons à zéro.

Rachel secoua la tête.

— Ça ne sera pas possible, dit-elle.

— Pourquoi ? Est-ce que vous avez des droits sur lui ?

— S’il est venu ici, c’est parce qu’il est des nôtres.

—Des nôtres. Ça veut dire quoi ? répondit sèchement Lori. (Elle était lasse de ces allusions vagues, de ces insinuations.) Qui êtes-vous ? Des malades qui vivent dans le noir. Boone n’est pas malade. C’est un homme sain. Sain de corps et d’esprit.

— Je vous suggère de lui demander s’il se sent sain d’esprit, répliqua Rachel.

— Oh, je le ferai, le moment venu.

Babette n’était pas indifférente à ce dialogue plein de mépris mutuel.

— Vous ne devez pas partir, dit-elle à Lori.

— Il le faut.

— Pas tant qu’il fera jour. (Elle agrippa la manche de Lori.) Je ne pourrai pas venir avec vous.