Back Cabale
Chapters (30)
  1. Loco
  2. ILa vérité
  3. IIEnquête
  4. IIILe rhapsode
  5. IVNécropole
  6. VL’autre singe
  7. VIDes pieds d’argile
  8. La mort est une garce
  9. VIIRoutes difficiles
  10. VIIIL’endroit de sa chute
  11. IXContact
  12. XSoleil et ombre
  13. Ages sombres
  14. XILe terrain de chasse
  15. XIIEn dessus et en dessous
  16. XIIIL’enfant prophétique
  17. XIVLe Tabernacle
  18. Saints et pécheurs
  19. XVLe prix à payer
  20. XVIMaintenant ou jamais
  21. XVIIDélire
  22. XVIIILa colère des vertueux
  23. La bonne nuit
  24. XIXUn visage sans amis
  25. XXPulsions
  26. XXICe désir-là
  27. XXIILe triomphe du Masque
  28. XXIIILa traque
  29. XXIVCabale
  30. XXVReste avec moi

Ashbery regarda autour de lui en quête d’un protecteur, mais aucun ne se manifesta.

— Vous allez le regarder m’abattre sans rien faire ? supplia-t-il. Pour l’amour de Dieu, personne ne veut donc m’aider ?

Eigerman leva son arme. Ashbery n’avait aucune intention de s’enfuir devant ses balles. Il tomba à genoux.

—« Notre Père… », commença-t-il.

— Tu es tout seul, enculé, dit Eigerman en ronronnant. Personne ne t’écoute.

— Erreur, dit quelqu’un.

— Hein ?

La prière s’étiola.

— Je l’écoute.

Eigerman tourna le dos au prêtre. Une silhouette se dressait dans la fumée à dix mètres de lui. Il braqua son arme en direction du nouveau venu.

— Qui êtes-vous ?

— Le soleil est presque couché, dit l’autre.

— Un pas de plus et je tire.

— Mais tirez donc, dit l’homme, et il fit un pas vers le revolver.

Les lambeaux de fumée qui s’accrochaient à lui se dispersèrent et le prisonnier de la cellule 5 apparut devant Eigerman, la peau luisante, les yeux plus luisants encore. Il était entièrement nu. Il y avait un impact de balle au milieu de son torse, et d’autres blessures tout autour, qui décoraient son corps.

— Vous êtes mort, dit Eigerman.

— Je veux.

— Seigneur Dieu.

Il recula d’un pas ; et d’un autre.

— Peut-être dix minutes avant le coucher du soleil, dit Boone. Ensuite, le monde nous appartiendra.

Eigerman secoua la tête.

— Vous ne m’aurez pas, dit-il. Je ne me laisserai pas faire.

Ses pas en arrière se multiplièrent et soudain, il s’enfuit en courant, sans regarder derrière lui. S’il avait osé le faire, il aurait vu que Boone ne souhaitait nullement le poursuivre. Au lieu de cela, il se dirigeait vers les portes assiégées de Midian. Ashbery était toujours agenouillé sur le sol.

—Levez-vous, lui dit Boone.

— Si vous devez me tuer, voulez-vous le faire tout de suite ? dit Ashbery. Qu’on en finisse.

— Pourquoi devrais-je vous tuer ? dit Boone.

— Je suis un prêtre.

— Et alors ?

— Vous êtes un monstre.

— Pas vous ?

Ashbery leva les yeux vers Boone.

— Moi ?

— Il y a de la dentelle sous cette soutane, dit Boone.

Ashbery dissimula la déchirure de ses vêtements.

— Pourquoi la cacher ?

— Laissez-moi tranquille.

— Pardonnez-vous, dit Boone. C’est ce que j’ai fait.

Il s’éloigna d’Ashbery pour se diriger vers le portail.

— Attendez ! dit le prêtre.

—A votre place, je m’en irais d’ici. On n’aime pas les soutanes à Midian. Ce sont de mauvais souvenirs.

— Je veux voir, dit Ashbery.

— Pourquoi ?

— S’il vous plaît. Emmenez-moi avec vous.

— Il y a des risques.

— Je les prendrai.

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