Chapters (30)
- Loco
- ILa vérité
- IIEnquête
- IIILe rhapsode
- IVNécropole
- VL’autre singe
- VIDes pieds d’argile
- La mort est une garce
- VIIRoutes difficiles
- VIIIL’endroit de sa chute
- IXContact
- XSoleil et ombre
- Ages sombres
- XILe terrain de chasse
- XIIEn dessus et en dessous
- XIIIL’enfant prophétique
- XIVLe Tabernacle
- Saints et pécheurs
- XVLe prix à payer
- XVIMaintenant ou jamais
- XVIIDélire
- XVIIILa colère des vertueux
- La bonne nuit
- XIXUn visage sans amis
- XXPulsions
- XXICe désir-là
- XXIILe triomphe du Masque
- XXIIILa traque
- XXIVCabale
- XXVReste avec moi
L’expression de son visage fit naître des spasmes dans le con de Lori. Le voir fermer les yeux devant son plaisir à elle ; savoir que le spectacle de sa béatitude l’en rendait trop proche pour en être exclu. Ils avaient tant de pouvoir l’un sur l’autre. Elle suscitait ses mouvements avec les siens propres, une main agrippant la brique près de sa tête afin qu’elle puisse monter le long de son membre avant de s’empaler à nouveau sur lui. Il n’existait pas de douleur plus belle. Elle souhaitait ardemment qu’elle ne cesse jamais.
Mais il y avait une voix à la porte. Elle l’entendait au milieu des gémissements de son esprit.
— Dépêchez-vous.
C’était Narcisse.
— Dépêchez-vous.
Boone l’entendit lui aussi ; et le vacarme qui montait derrière elle à mesure que la foule vengeresse se rassemblait. Il épousa son rythme ; montant lorsqu’elle descendait.
— Ouvre les yeux, dit-elle.
Il obéit, souriant à cet ordre. C’en était trop pour lui, découvrir ainsi ses yeux. Trop pour elle, découvrir les siens. Leur pacte ainsi conclu, ils se séparèrent jusqu’à ce que son con ne suce plus que le gland de sa bite — si huilé qu’il aurait pu glisser loin d’elle —, puis ils se refermèrent l’un sur l’autre en une ultime caresse.
L’extase fit naître un cri sur ses lèvres, mais il l’étouffa avec sa langue, scellant cette éruption dans leurs bouches mêlées. Un peu plus bas, c’était une autre histoire. Libéré après plusieurs mois d’attente, son sperme coula en abondance et courut le long de ses jambes, plus glacé que ses cheveux et que ses baisers.
Ce fut Narcisse qui leur fit quitter cet univers à deux pour les ramener dans un univers de multitude. La porte était à présent ouverte. Il les regardait sans en être le moins du monde embarrassé.
— Vous avez fini ? voulut-il savoir.
Boone s’essuya les lèvres en les faisant courir sur celles de Lori, répandant leur salive d’une joue à l’autre.
— Pour l’instant, dit-il, ne regardant qu’elle.
— On peut y aller maintenant ? dit Narcisse.
— Quand tu veux. Où tu veux.
— Midian, répondit-il instantanément.
— Va pour Midian.
Les amants se séparèrent. Lori releva ses sous-vêtements. Boone essaya de faire passer sa bite encore dure derrière sa braguette.
— C’est la foule dehors, dit Narcisse. Comment diable on va faire pour passer ?
— Ce sont tous les mêmes…, dit Boone, … ils ont tous peur.