Chapters (30)
- Loco
- ILa vérité
- IIEnquête
- IIILe rhapsode
- IVNécropole
- VL’autre singe
- VIDes pieds d’argile
- La mort est une garce
- VIIRoutes difficiles
- VIIIL’endroit de sa chute
- IXContact
- XSoleil et ombre
- Ages sombres
- XILe terrain de chasse
- XIIEn dessus et en dessous
- XIIIL’enfant prophétique
- XIVLe Tabernacle
- Saints et pécheurs
- XVLe prix à payer
- XVIMaintenant ou jamais
- XVIIDélire
- XVIIILa colère des vertueux
- La bonne nuit
- XIXUn visage sans amis
- XXPulsions
- XXICe désir-là
- XXIILe triomphe du Masque
- XXIIILa traque
- XXIVCabale
- XXVReste avec moi
— Peut-être que ça ne fait pas assez longtemps que je suis mort, mais non —je peux le supporter.
— Vous savez que Boone est en prison ?
— Ouais, je sais. C’est pour ça que j’ai demandé à la gamine de m’aider à vous retrouver. Je crois qu’ensemble, on peut le faire sortir de là.
— Mais comment, au nom de Dieu ?
— Je ne sais pas, confessa Narcisse. Mais on a foutrement intérêt à essayer. Et à faire vite. Ils ont dû arriver à Midian à présent, peut-être même qu’ils ont déjà commencé à creuser.
— Même si on réussit à libérer Boone, je ne vois pas ce qu’il peut y faire.
— Il est allé dans la chambre du Baptiseur, répondit Narcisse en portant un doigt à sa bouche et à son cœur. Il a parlé à Baphomet. D’après ce que j’ai entendu, personne excepté Lylesburg n’a jamais réussi ce coup-là sans y passer. J’ai l’impression que le Baptiseur lui a refilé des tuyaux. Quelque chose qui nous aidera à empêcher la catastrophe.
Lori revit le visage terrifié de Boone lorsqu’il était sorti de la chambre en titubant.
— Je ne pense pas que Baphomet lui ait dit quoi que ce soit, déclara-t-elle. C’est tout juste si Boone s’en est tiré vivant.
Narcisse éclata de rire.
— Il s’en est tiré, n’est-ce pas ? Vous pensez que le Baptiseur l’aurait permis s’il n’avait pas eu une bonne raison d’agir ainsi ?
— D’accord… alors, comment on fait pour le contacter ? Ils doivent le garder comme si sa vie en dépendait.
Narcisse sourit.
Qu’est-ce que j’ai dit de drôle ?
— Vous oubliez ce qu’il est à présent, dit Narcisse. Il a des pouvoirs.
— Je n’ai pas oublié, répondit Lori. Je ne sais pas, c’est tout.
— Il ne vous a rien dit ?
— Non.
— S’il est allé à Midian, c’est parce qu’il croyait avoir versé le sang…
— Ça, je l’avais deviné.
— Ce n’était pas vrai, bien sûr. Il était innocent. Ce qui faisait de lui de la viande.
— Vous voulez dire qu’il a été attaqué ?
— Il a failli être tué. Mais il a réussi à s’échapper, du moins jusqu’à la ville.
— Où Decker l’attendait, dit Lori, achevant l’histoire — ou la commençant. Il a eu du pot qu’aucune des balles ne l’ait tué.
Le sourire qui s’était attardé sur le visage de Narcisse avait disparu.
— Qu’est-ce que vous voulez dire : aucune des balles ne l’a tué ? demanda-t-il. Pourquoi est-il revenu à Midian, à votre avis ? Pourquoi donc lui ont-ils ouvert les portes de leurs tombes lorsqu’il est revenu ?
Elle le regarda, le visage dénué de toute expression.
— Je ne vous suis pas, dit-elle. Qu’est-ce que vous êtes en train de me raconter ?