Chapters (30)
- Loco
- ILa vérité
- IIEnquête
- IIILe rhapsode
- IVNécropole
- VL’autre singe
- VIDes pieds d’argile
- La mort est une garce
- VIIRoutes difficiles
- VIIIL’endroit de sa chute
- IXContact
- XSoleil et ombre
- Ages sombres
- XILe terrain de chasse
- XIIEn dessus et en dessous
- XIIIL’enfant prophétique
- XIVLe Tabernacle
- Saints et pécheurs
- XVLe prix à payer
- XVIMaintenant ou jamais
- XVIIDélire
- XVIIILa colère des vertueux
- La bonne nuit
- XIXUn visage sans amis
- XXPulsions
- XXICe désir-là
- XXIILe triomphe du Masque
- XXIIILa traque
- XXIVCabale
- XXVReste avec moi
— Jamais de la vie, dit Cas. Je n’ai jamais vu ni entendu une chose pareille.
— Eh bien, maintenant, on l’a vue et on l’a entendue, dit Pettine avec une certaine satisfaction. Ce n’était pas une hallucination.
— Qu’est-ce qu’on fait, alors ? voulut savoir Gibbs.
Il éprouvait quelque difficulté à porter l’allumette qu’il tenait entre ses doigts tremblants jusqu’à la cigarette qui se trouvait entre ses lèvres.
— On cherche les autres, dit Pettine, on continue de chercher.
— Pas moi, dit Tomy. J’appelle le chef. On ne sait pas combien de dingues se cachent ici. Il y en a peut-être plusieurs centaines. Tu l’as dit toi-même, Cas. On pourrait dissimuler une armée entière là-dedans, t’as dit.
— Pourquoi t’as les foies comme ça ? répliqua Gibbs. Tu as vu ce que le soleil lui a fait.
— Ouais. Et qu’est-ce qui se passera quand le soleil sera couché, connard ? fut la réponse de Tommy.
La flamme de l’allumette brûla les doigts de Gibbs. Il la laissa tomber en jurant.
— J’ai vu ça dans les films, dit Tommy. La nuit venue, y a des choses qui sortent de terre.
A en juger par l’expression du visage de Gibbs, il avait vu les mêmes films.
— Peut-être qu’on devrait appeler des renforts, dit-il. Au cas où.
Lori se hâta de parler mentalement à la fillette.
Il faut que tu préviennes Rachel. Il faut lui dire ce que nous avons vu.
Ils le savent déjà tous, fut la réponse de l’enfant.
Va leur dire quand même. Ne pense plus à moi ! Va leur dire, Babette, avant qu’il ne soit trop tard.
Je ne veux pas vous quitter.
Je ne peux pas t’aider, Babette. Ma place n’est pas ici. Je suis…
Elle essaya d’empêcher cette pensée d’émerger, mais il était trop tard.
…Je suis normale. Le soleil ne me tuera pas comme il pourrait te tuer. Je suis vivante. Je suis humaine. Ma place n ’est pas parmi vous.
Elle n’eut pas l’occasion de tempérer cette réaction hâtive. Le contact fut instantanément rompu — la scène observée par Babette disparaissant de ses yeux — et Lori se retrouva debout sur le seuil de la cuisine.