Chapters (30)
- Loco
- ILa vérité
- IIEnquête
- IIILe rhapsode
- IVNécropole
- VL’autre singe
- VIDes pieds d’argile
- La mort est une garce
- VIIRoutes difficiles
- VIIIL’endroit de sa chute
- IXContact
- XSoleil et ombre
- Ages sombres
- XILe terrain de chasse
- XIIEn dessus et en dessous
- XIIIL’enfant prophétique
- XIVLe Tabernacle
- Saints et pécheurs
- XVLe prix à payer
- XVIMaintenant ou jamais
- XVIIDélire
- XVIIILa colère des vertueux
- La bonne nuit
- XIXUn visage sans amis
- XXPulsions
- XXICe désir-là
- XXIILe triomphe du Masque
- XXIIILa traque
- XXIVCabale
- XXVReste avec moi
Le crochet qui se trouvait près de son œil se retira, mais l’autre dardait toujours vers son bas-ventre.
— Il faut faire vite, commanda Narcisse.
— Je sais, répondit la femme.
Kœstenbaum entendit la porte s’ouvrir. Il jeta un regard dans sa direction et vit la femme pénétrer dans la cellule. Lorsqu’il se retourna vers son agresseur, le poing de celui-ci se précipitait vers son visage, et il s’effondra sur le sol, la mâchoire triplement fracturée.
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Cormack s’était vu infliger le même coup de poing sommaire, mais il était déjà en train de tomber lorsqu’il l’avait reçu et, au lieu de plonger dans une inconscience totale, il avait été simplement étourdi et n’avait guère eu de mal à se ressaisir. Il rampa jusqu’à la porte et se releva à la force du poignet. Puis il s’avança en trébuchant dans la rue. La plupart des citoyens de Shere Neck étaient déjà rentrés chez eux, mais il circulait encore quelques véhicules dans la rue, et le spectacle d’un flic marchant à cloche-pied au milieu de la chaussée, les bras levés vers le ciel, suffit pour interrompre la circulation.
Mais alors même que conducteurs et passagers descendaient de leurs voitures et de leurs camions pour lui venir en aide, Cormack sentit son organisme succomber au choc que lui avait causé sa blessure. Les paroles prononcées par ses sauveurs ne parvinrent à son esprit embrouillé que sous forme d’absurdités.
Il pensa (espéra) que quelqu’un disait :
— Je vais chercher une arme.
Mais il ne pouvait pas en être sûr.
Il espéra (pria) que sa langue pendante leur avait dit où trouver les félons, mais il en était encore moins sûr.
Alors que le cercle de visages s’estompait autour de lui, il se rendit cependant compte que son pied sanglant avait dû tracer une piste qui les conduirait aux criminels. Réconforté, il s’évanouit.
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— Boone, dit-elle.
Son corps amaigri, torse nu — il était couturé de cicatrices et un de ses mamelons manquait à l’appel —, frémit quand elle prononça son nom. Mais il ne leva pas les yeux vers elle.
— Réveillez-le, voulez-vous ?
Narcisse était sur le seuil, les yeux fixés sur le prisonnier.
— Je n’y arriverai pas tant que vous hurlerez comme ça, lui dit-elle. Laissez-nous seuls quelques instants, d’accord ?
— Ce n’est pas le moment de tirer un coup.
— Foutez le camp.
—O.K. (Il leva les bras en signe de reddition feinte.) Je me casse.
Il referma la porte. Il n’y avait plus qu’elle et Boone à présent. La vivante et le mort.
— Lève-toi, lui dit-elle.
Il se contenta de frissonner.
— Veux-tu te lever ? Nous n’avons pas beaucoup de temps.
— Alors, laisse-moi ici, répondit-il.
Elle ignora cette suggestion, mais pas le fait qu’il avait rompu le silence.
— Parle-moi.