Chapters (16)
Mon infinitude, j’ai commence par laisser s’échapper de mon être, de mon Coeur, de mon âme, cette souffrance qui m’habitait entièrement croyant qu’elle me reliait à toi, ne lais-sant place à rien d’autre. J’ai réussi grace à toi mon amour, à transformer cette souffrance en amour, en vivance. Tout ce que j’ai gardé du rêve, c’est un sentiment de paix, pour oit, mour moi, à mon réveil, je l’éprouvais encore et je me suis efforcée de le prolonger aussi longtemps que possible.
Je t’écris Maurice, pour te dire que je m’embarque à la recherche de cette paix, et pour te demander pardon pour tant de choses. Pardon de n’avoir pas su te protéger de la mort, pardon de n’avoir pas su trouver les mots dans ce terrible moment où tu me glissais entre les doigts, pour exprimer ce que je ressentais et par dessous tout de n’avoir pas su te serrer si fort que dieu n’aurait pu t’emporter.
Il n’est pas un instant de ma vie mon fils où tu ne sois present. Que de chemins traversés avant de pouvoir écouter et entendre le son de ma souffrance, de notre souffrance.
Tes treizes années de vie m’ont apporté un bonheur infini.
Aujourd’hui, je sais que tu as été de passage pour me montrer un chemin, pour témoigner d’un choix de vie à faire, tu m’as invite par ton depart, d’oser un changement que je n’avais pas envisagé jusqu’alors. Tu avais le pouvoir de dire, par ta présence vie, combine furtive et fugace et ta disparition brutale, maman ‘oses ta vie, toi seule la vivras’. J’écoute et j’en-tends auhourd’hui le message que mon fils m’a envoyé, dont la présence si ephemère m’a blessée à jamais en restant sourde longtemps à son message.
Aujourd’hui le voyage se termine, mon fils a regagné le port, près d’un rivage lointain, tout près du soleil levant. Il a retrouvé la barque légère de son enfance qui le conduira douce-ment vers la paix conquise.
Voilà mon grand, mon amour, je laisse s’envoler le ballon vers les cieux, sereinement avec toute ma tendresse de maman.
Que cette bouteille, jetée au large des côtes, reste à jamais bercée par les flots, dans le va et vient des vagues déferlantes.
Tant que Dieu me prêtera vie, je te promets de vivre et d’exister pleinement, de savourer chaque instant de ma vie dans la plenitude et la sérénité.
Je sais que nous nous retrouverons, quand le moment sera venu, Dieu nous doit bien cela.
Au revoir mon fils, au revoir mon amour.
Je t’aime de tout mon Coeur, de toute mon âme et je suis fière d’avoir été ta maman. Tu peux t’envoler dans la quietude.