Chapters (16)
J’avais déjà ce que tout le monde recherche (il y a bien longtemps) … et que peu arrivent de trouver, la seule personne au monde que je suis née pour aimer toute ma vie, mon premier fils, Maurice, un enfant riche de trésors tout simple, et que nul vent … , nulle tempête … , ni même la mort ne pourront jamais détruire, la prière … c’est que toutes les mères puissant connaitre un tel amour afin qu’ils les guèrissent … Si ma prière est exaucée, elle effacera, toutes fautes … tous regrets … et apaisera toutes colères.
S’il vous plait mon dieu …
Ma vie a commencé avec lui à sa naissance, et j’ai cru qu’elle était finie quand il m’a quitté un soir d’été pour ne plus jamais revenir, il avait treize ans … sans prevenir, il s’est dérobé à la vie dans un trop plein de désirs, un trop vif de vivance, à l’aurore de l’été. Il a voyagé longtemps entre deux eaux, entre deux lumières, pour tenter d’eteindre infatigablement le repos de ses deux bras tendus. Il a subi, le silence, les peurs et le froid, mais il a découvert les chemins secrets de l’univers, le mouvement infini des origins, et l’enonce des étoiles.
Il ne savait pas que moi, sa mere je l’alimentais de mes pensées pour lui donner inlassablement la vie en souvenir, pour le garder en entire au present de ma chair.
Pardon mon fils, mon amour … , j’ai cru qu’en accrochant ainsi à ton souvenir, je nous maintiendrais en vie tous les deux aussi longtemps que possible. Pardon mon fils de ne pas t’avoir parlé depuis si longtemps, j’avais le sentiment d’être perdue, sans repère, je n’arrêtais pas de me cogner, de trébucher partout … , jamais avant que tu ne me quittes, je m’avais été perdue, c’était toi qui m’indiquais le nord, je retrouvais toujours mon chemin, car tu étais mon chemin.
Pardonne la colère qu’a été ta disparition, je pense toujours qu’une erreur a été commise et j’attends de Dieu qu’il la répare.
Je vais mieux maintenant mon grand, le chemin a été long, très long, mais par dessous tout, c’est toi que me soutiens.
Tu m’es apparu en rêve, il y a quelque nuits, et tu avais le sourire qui me berce comme une enfant, j’ai compris qu’il était temps pour moi de te laisser partir.
Tu es resté près de moi pendant toutes ces années … , je me suis accrochée avec toute ma désespèrance à ce qui n’était plus et qui me sera jamais plus.