Chapters (10)
- Cover
- About the Author
- Silly Novels by Lady Novelists
- Silly Novels by Lady Novelists
- Woman in France: Madame de Sablé
- Geraldine Jewsbury’s Constance Herbert
- Margaret Fuller and Mary Wollstonecraft
- Harriet Beecher Stowe’s Dred, Charles Reade’s It is Never Too Late to Mend and Frederika Bremer’s Hertha
- Translations and Translators
- Footnotes
We have hitherto looked only at one phase of Madame de Sablé’s character and influence – that of the précieuse. But she was much more than this: she was the valuable, trusted friend of noble women and distinguished men; she was the animating spirit of a society whence issued a new form of French literature: she was the woman of large capacity and large heart, whom Pascal sought to please, to whom Arnauld submitted the Discourse prefixed to his Logic, and to whom La Rochefoucauld writes: ‘Vous savez que je ne crois que vous êtes sûr de certains chapitres, et surtout sur les replis du cœur.’ The papers preserved by her secretary, Valant, show that she maintained an extensive correspondence with persons of various rank and character; that her pen was untiring in the interest of others; that men made her the depositary of their thoughts, women of their sorrows; that her friends were as impatient, when she secluded herself, as if they had been rival lovers and she a youthful beauty. It is into her ear that Madame de Longueville pours her troubles and difficulties, and that Madame de la Fayette communicates her little alarms, lest young Count de St Paul should have detected her intimacy with La Rochefoucauld.* The few of Madame de Sablé’s letters which survive show that she excelled in that epistolary style which was the speciality of the Hôtel de Rambouillet; one to Madame de Montausier, in favour of M. Périer, the brother-in-law of Pascal, is a happy mixture of good taste and good sense; but amongst them all we prefer quoting one to the Duchesse de la Trimouille. It is light and pretty, and made out of almost nothing, like soap-bubbles.
Je crois qu’il n’y a que moi qui face si bien tout le contraire de ce que je veux faire, car il est vrai qu’il n’y a personne que j’honore plus que vous et j’ai si bien fait qu’il est quasi impossible que vous le puissiez croire. Ce n’estoit pas assez pour vous persuader que je suis indigne de vos bonnes grâces et de votre souvenir que d’avoir manqué fort longtemps à vous écrire; il falloit encore retarder quinze jours à me donner l’honneur de répondre à votre lettre. En vérité, madame, cela me fait parôitre si coupable, que vers tout autre que vous j’aimerois mieux l’etre en effet que d’entreprendre une chose si difficile qu’est celle de me justifier. Mais je me sens si innocente dans mon âme, et j’ai tant d’estime, de respect et d’affection pour vous, qu’il me semble que vous devez le connôitre à cent lieues de distance d’ici, encore que je ne vous dise pas un mot. C’est ce que me donne le courage de vous écrire à cette heure, mais non pas ce qui m’en a empêché si longtemps. J’ai commencé à faillir par force, ayant eu beaucoup de maux, et depuis je l’ai fait par honte, et je vous avoue que si je n’avois à cette heure la confiance que vous m’avez donnée en me rassurant, et celle que je tire de mes propres sentiments pour vous, je n’oserois jamais entreprendre de vous faire souvenir de moi; mais je m’assure que vous oublierez tout, sur la protestation que je vous fais de ne me laisser plus endurceir en mes fautes et de demeurer inviolablement, madame, votre, etc.